Développeur créatif / Développeuse créative

  • Artiste - Auteur / Autrice

1. Autres appellations

  • Auteur multimédia
  • Créateur numérique
  • Concepteur de contenus audiovisuels
  • Auteur de logiciels indépendants
  • Développeur créatif
  • Designer interactif

2. Définition

Les auteurs d'œuvres de même nature enregistrées sur des supports matériels autres que l'écrit ou le livre conçoivent des contenus artistiques et culturels numériques ou analogiques, intégrés à des supports tels que disques, cassettes, CD-ROM, plateformes en ligne ou réseaux câblés. Cela inclut également les auteurs de logiciels exerçant de manière indépendante, qui créent des programmes ou applications dans un cadre artistique ou fonctionnel. Leur travail repose sur la fusion de la création artistique avec des outils technologiques pour produire des œuvres originales, interactives ou multimédia.

3. Accès au métier

Diplômes et formations :
  • Création multimédia et numérique :
    • Diplômes en arts numériques, design interactif ou informatique appliquée à l’art.
    • Formations en animation 2D/3D, programmation multimédia ou UX/UI design.
  • Logiciels et développement créatif :
    • Formations en informatique (BTS SIO, DUT Informatique, écoles d’ingénieurs).
    • Diplômes en conception de jeux vidéo ou design interactif.
Expérience et parcours :
  • Participation à des projets multimédias ou de logiciels en collaboration avec des studios ou des artistes indépendants.
  • Résidences artistiques numériques pour explorer et développer de nouvelles formes de création.
  • Développement d’un portfolio numérique pour démontrer ses compétences.

4. Conditions d’exercice

  • Statut : Majoritairement indépendant, sous le régime des artistes-auteurs, parfois en collaboration avec des agences ou entreprises de production.
  • Rémunération : Droits d’auteur issus de la vente ou de l’utilisation des œuvres numériques ou des logiciels créés.
  • Nature du travail : Conception et développement de projets, souvent en collaboration avec des équipes pluridisciplinaires (designers, développeurs, artistes).
  • Flexibilité : Grande autonomie dans l’organisation, mais nécessite une adaptabilité aux contraintes techniques et aux évolutions technologiques.

5. Savoirs, compétences et savoir-être professionnels

Savoirs :
  • Maîtrise des outils et logiciels de création numérique (Suite Adobe, Blender, Unity, etc.).
  • Connaissance des formats de supports (CD, plateformes de streaming, applications, etc.).
  • Compréhension des langages de programmation liés au développement logiciel ou multimédia.
  • Sensibilité aux tendances artistiques et technologiques.
Compétences :
  • Conception et développement d’œuvres interactives ou multimédia.
  • Création et gestion de fichiers numériques destinés à différents supports.
  • Intégration des contraintes techniques et des attentes artistiques.
  • Travail en réseau avec d’autres créateurs ou développeurs.
Savoir-être :
  • Créativité et capacité à innover.
  • Organisation et gestion de projet.
  • Curiosité pour les nouvelles technologies et les tendances numériques.
  • Capacité à travailler en autonomie et en équipe.

6. Environnements de travail

  • Studios de création multimédia : Collaboration pour des projets d’envergure (jeux vidéo, animations, etc.).
  • Plateformes en ligne et réseaux câblés : Distribution des œuvres à un large public.
  • Laboratoires de recherche artistique numérique : Développement de projets expérimentaux.
  • Freelance ou travail indépendant : Développement de projets personnels ou commandes spécifiques.

7. Mobilité professionnelle

  • Diversification des supports : Possibilité de travailler sur des œuvres variées (jeux vidéo, réalité augmentée, installations interactives).
  • International : Les créations numériques ou les logiciels ont une portée globale, ouvrant des opportunités à l’étranger.
  • Transversalité artistique : Collaboration possible avec des artistes d’autres disciplines (musique, cinéma, arts plastiques).
  • Évolution technologique : Adaptation constante aux nouvelles technologies et formats émergents (réalité virtuelle, intelligence artificielle).
Les activités éligibles

L’auteur de logiciel peut être titulaire d’un contrat de cession conforme au Code de la propriété intellectuelle, aux termes duquel il cède à un éditeur, le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de l’œuvre, à charge pour elle d’en assurer la publication ou la diffusion, moyennant une rémunération calculée sur les recettes provenant de la vente ou de l’exploitation. Il peut également être en autoédition. L’auteur d’un logiciel, exerçant son activité à titre indépendant, doit donc :

  • Ne pas avoir créé le logiciel dans le cadre d’un contrat de travail ou à l’occasion de ses fonctions dans une entreprise.
  • Bénéficier du produit des cessions de droits portant sur ses créations originales, le logiciel devant donner lieu à une publication et une commercialisation par un tiers.
  • Avoir créé un logiciel « original », c’est-à-dire : 
    • Résultant d’un travail intellectuel et personnel (au-delà de la simple mise en œuvre d’une logique automatique et contraignante).
    • Constituant une œuvre originale dans sa conception et dans son expression.
    • N’empruntant pas à des logiciels déjà créés, par exemple en les traduisant dans un autre langage ou en les adaptant à d’autres matériels ou à des utilisations spécifiques.
Sont exclues du régime les activités suivantes :
  • Les auteurs de logiciels salariés ou exerçant leur activité dans des conditions de fait qui font présumer l’existence d’un lien de subordination.
  • Les auteurs qui conçoivent ou adaptent un logiciel ou progiciel existant, en fonction des besoins spécifiques exprimés par une clientèle déterminée, dont l’œuvre n’est donc pas vendue au public mais fait l’objet d’une diffusion restreinte (logiciels de tenue de comptabilité, des dossiers de clients ou de fournisseurs, etc.).
  • Plus généralement, tous les travaux de réalisation, d’adaptation, de réécriture, d’amélioration ou de développement, qui procèdent de la mise en œuvre d’une simple technique et ne présentent pas d’originalité particulière par rapport au savoir-faire de la profession.
Les rémunérations tirées des activités ci-dessus entrent dans le champ d’application du régime social des artistes-auteurs, qu’il s’agisse de :
  • Droits d’auteur liés à l’exploitation de l’œuvre (droit de reproduction ou droit de représentation), concession, exclusive ou non, de licences d’exploitation, de distribution ou d’utilisation de logiciels originaux.
  • Participation à la création d’œuvres collectives.
  • Recherche de financement participatif en contrepartie d’une œuvre de valeur équivalente (crowdfunding) : la commission prélevée par la plateforme de financement participatif doit être déduite du montant perçu par l’artiste-auteur.
  • Revenus perçus par des auteurs autoédités.